portrait

 





portrait politique
huile sur affiche
80 x 80 cm - 1998 






portrait politique
huile sur affiche
80 x 80 cm - 1998 






portrait politique
huile sur affiche
80 x 80 cm - 1998 






iso 9002
huile sur papier
180 x 180 cm - 2002 






iso 9002
huile sur papier
180 x 180 cm - 2002 






iso 9002
huile sur papier
180 x 180 cm - 2002 






iso 9002
huile sur papier
180 x 180 cm - 2002 






iso 9002
huile sur papier
180 x 180 cm - 2002 






procès
huile sur kraft et journal
120 x 80 cm - 2001 






procès
huile sur kraft et journal
120 x 80 cm - 2001 


Série de portraits réalisés au quotidien, au sens propre du terme. Inspirés d'images de presse, le traitement est rapide, se concentre sur l'expression du modèle. Le travail est lui-même réalisé sur papier journal vierge ; la peinture en étant l'impression.

Petites considérations sur le portrait et l’autoportrait
Le portrait classique est une image du corps ordonné dans un espace ordonné conforme à l’idée et aux convenances sociales. Il donne du corps du modèle une image identique aux autres corps. Il agit comme normalisateur du regard sur soi. C’est en quelque sorte le miroir d’un état permanent de soi.
Dans l’autoportrait le miroir en tant qu’objet se trouve également en amont; pas d’autoportrait sans miroir. Or, quoi de plus changeant que l’image de son propre visage dans le miroir. C’est également vrai pour le visage du modèle. On peut avoir recours à la photographie, mais elle est déjà un portrait, un instantané d’un état figé. L’autoportrait d’après photographie court le risque de n’être que la copie d’un portrait.
De plus, il est une chose primordiale dans l’autoportrait (et dans le portrait), c’est le regard. La rencontre des yeux est passionnelle et troublante. “Chaque jour dans le miroir je vois la mort à l’œuvre” - Jean Cocteau. Ce regard sur soi qui génère plus d’interrogations que de réponses est le moyen de peindre l’autoportrait chargé de ce trouble des regards qui se croisent et du perpétuel changement de la mort à l’œuvre.